Browsing Category

Famille

Famille

Quand le calme revient enfin chez soi

8 mai 2018

Un titre pas très pro et à rallonge mais qui annonce quand même bien la couleur n’est ce pas ?

Pendant 3 ans, j’ai vécu au rythme de mes enfants. Un tourbillon sans fin de cris, de pleurs, de câlins, de rires, de disputes, de tensions, de fierté, de désespoir, de questionnement… un melting pot d’émotions et de sentiments qui m’ont fait beaucoup grandir. Pour ne pas dire vieillir car en 3 ans, j’ai l’impression de m’être prise 10 ans dans la tronche.

Ces dernières années, on a vécu au jour le jour sans vraiment trop prévoir grand chose. On a planifié nos sorties et vacances en fonction de l’évolution et des progrès de nos enfants. Ne surtout pas sauter la sieste sous peine de le regretter très fort en fin d’après midi. Limiter les escapades. Anticiper le pire qui pourrait arriver dans chacune des situations.

Oui, ça fait un peu parents au bout du rouleau dit comme ça mais peut être que c’était le cas et qu’on ne s’est rendu compte de rien.

Il faut dire que Mister A nous en a fait voir et que jusqu’à ce qu’il parle enfin assez bien dans les deux langues pour exprimer ses frustrations, on a un peu vécu un “enfer”.

Entre guillemet, parce que c’était pas non plus le cauchemar (quoi que pendant ma deuxième grossesse…) et qu’il y a toujours pire mais un enfer à l’échelle de notre petite famille en construction…

Et puis, un matin du mois dernier, alors que j’étais seule avec mes garçons, je me suis mise à entendre quelque chose:

Le silence

Comme tous les parents, j’ai couru dans la chambre pour découvrir quel massacre ils étaient en train de préparer ou s’ils n’avaient pas tout simplement sauté par la fenêtre.

Et non!

C’était un silence qui ne cachait rien. Seulement deux frérots jouant à construire un garage avec des Duplo. Je suis restée plantée là, à les regarder et à savourer.

Je me suis donc mise à faire un petit état des lieux de notre quotidien depuis quelques jours. J’ai soudain réalisé qu’il était plus facile, moins inattendu et que le nombre de decibels qui traversaient notre appart était tout à fait honnête comparé à il y a quelques jours.

Je me suis donnée une semaine d’observation afin d’en être certaine mais j’ai fait ce constat très agréable:

Le calme est de retour et on a notre rythme de croisière tous ensemble. Comme s’il avait fallu tout ce temps pour que chacun s’adapte à sa place dans notre famille.

Il m’arrive encore d’avoir ces moments où ils me font monter en pression et où j’ai l’impression que je pourrais exploser d’une minute à l’autre. Je crie et je répare encore beaucoup de bêtises de plus en plus ingénieuses avec le temps. Récemment, ils ont réussi à faire glisser des petites voitures dans le trou de nos enceintes, impossible de les faire ressortir. Et le pire dans l’histoire, c’est la crise quand ils se sont rendus compte qu’ils ne pourraient plus les récupérer. C’est limite si c’était pas de ma faute quoi !

Et la dernière manie crispante de Mister A, c’est de se changer 10 fois par jour, en retournant sa commode (que je prends toujours soin de bien ranger) et celle de son frère. Car oui, il se change et amène une nouvelle tenue pour Little A à chaque fois. Ça m’énerve mais en même temps qui n’a jamais retourné une armoire/commode étant petit?

À côté de ça, les couchers ne durent plus une éternité. Les sorties se passent sans drame. Les trajets en voiture/avion sont devenus presque trop faciles (bon ok j’exagère un peu là).

J’ai l’impression d’avoir engendré des “partner in crime” 😉

Il fait bon vivre chez nous depuis quelques semaines et qu’est ce que ça fait du bien!

Comment ça va chez vous ?

Motherhood

Ce que mes amis subissent depuis que je suis maman

5 février 2018

J’ai été la première de ma bande d’ amis à avoir des enfants. Je n’ai donc jamais vraiment du subir les élans de maternité de mes copines. Je n’ai jamais encore du supporter les hurlements d’un de leurs rejetons.

Par contre, on peut dire que de mon côté,  je leur en fait voir quand même pas mal. Je suis passée de la fille discrète comme un éléphant, qui claque les portes et parle trop fort, à la nana qui fait chuchoter les gens pendant un apéro.

Et oui, la maternité ça vous change une femme. C’est incontrôlable et ça vous prend par derrière sans que vous ne l’ayez vu venir. Méfiez vous, c’est vicieux.

Heureusement que mes amis m’aiment hein?!

Je leur fait subir tout un tas de trucs tordus et sans gêne, quand j’y pense…

– S’il y a bien une chose qui doit être insupportable de ma part, c’est cette manière que j’ai de toujours entendre l’un de mes enfants pleurer. Même lorsqu’ils sont à 1000km. Alors je coupe toutes les conversations de façons très impolie du style:”Attends attends !! Chuuuut chut chut! T’as pas entendu un truc là?!!” En général, c’est seulement le ronronnement du frigo ou une aération qui se met en marche.

– Mon interphone est devenu un accessoire inutile. Je le décroche à partir d’une certaine heure de la journée (pour éviter de fracasser le facteur s’il me réveille l’un des deux). Mes amis ne sonnent plus. Je reçois généralement un “j’arrive” ou un “je suis en bas” et je sais que je dois ouvrir la porte. Si ton téléphone n’a plus de batterie, tu risques de passer un bon moment dehors.

– Ils savent que je peux parler de tétons, de fesses irritées ou de constipation à tout moment. Ça arrive comme ça sans prévenir. Surtout si l’un de mes marmots est dans les parages. Mais j’ai toujours été assez “distinguées” à ce niveau donc ils ne sont pas vraiment choqués. Heureusement qu’il n’ y a pas trop de tabous entre nous.

Non! Je ne leur demande pas de renifler les fesses du petit dernier pour savoir s’il faut le changer ou pas. Quoi que…Peut être bien que c’est arrivé !

– Aujourd’hui, je peux envoyer un message à 6h54 du matin mais mes potes savent qu’il ne faut pas essayer de me joindre entre 18 et 20h. Ils savent aussi qu’à moins que ce soit une décision spontanée (car je suis pompelup après deux bières), je n’ai plus vraiment envie de sortir jusqu’au petit matin. Enfin…C’est plus une histoire de force que d’envie.

Avant à 20h, l’apéro était déjà bien entamé, on commençait à chanter des classiques de la musique française comme Larusso ou K-maro. À 20h aujourd’hui, je fais faire la tournée des bisous aux garçons avant d’aller les coucher. Évidemment, y’en a toujours un pour les chatouiller et me les exciter avant de dormir mais c’est de bonne guerre. Et puis, je disparaîs…10, 20, 30, 40 min parfois plus les soirs où le marchand de sable n’est vraiment pas coopératif. Et je reviens, comme si de rien n’était, quelque peu aveuglée par la lumière après avoir passé trois plombes dans le noir à chanter “une chanson douce” et “la famille tortue”.

Je suis beaucoup moins mobile que lorsque je n’avais pas d’enfant. J’étais toujours prête à traverser Paris mais maintenant, c’est toujours mes amis qui font le trajet et c’est super cool de leur part d’ailleurs. Stratégiquement, c’est plus pratique. Il faut dire que la plupart du temps, je me tape le trajet Dresde – Paris, seule avec les enfants donc je fais quand même un bout de chemin.#lafillequisedonnedesexcuses

– Je suis pratiquement tout le temps en contact avec mes amies grâce à un groupe sur WhatsApp. L’une m’envoie des vidéos d’elle lors de la Full moon Party en Thaïlande et l’autre me raconte qu’elle s’est encore faite enlever sa caisse qu’elle avait laissé sur une place de livraison à Paris et moi…j’envoie des photos et des vidéos de mes fistons dans toutes les situations, du matin au soir. Pas une seule fois, elles m’ont dit que j’étais gonflante! Ça, c’est des vraies potes!

J’ai beaucoup de chance de les avoir. Je sais qu’une jeune maman peut être parfois exaspérante pour des nullipares. Mais je me rends compte que mes amis ont un seuil de tolérance assez important et c’est vraiment chouette. Certains sont cash et me disent que ma vie ne les font pas rêver. Pas tous les jours du moins. Mais leur tour viendra Mouahahahah!

J’espère qu’ils continueront de me dire de la fermer quand je leur demanderai s’ils n’ont pas entendu quelqu’un pleurer dans le couloir au beau milieu d’une conversation.

Famille

Ce que je pense de la méthode d’adaptation berlinoise en crèche / Kindergarten

30 novembre 2017

L’un des moments les plus difficiles pour une maman est celui de laisser son tout petit pour la première fois à la crèche.

Pour ma part, je n’attends que ça !!Oh ça va si on peut plus rigoler.

Bon plus sérieusement, oui j’ai hâte que Little A entre en crèche mais je sais que le jour venu, je ferai beaucoup moins ma maligne.  Globalement, je ne m’inquiète pas trop quant à sa “rentrée” mais je pense que c’est du à l’interminable adaptation par laquelle on va devoir passer.

Car OUI, en Allemagne l’adaptation c’est au moins deux semaines mais il est très courant qu’elle atteigne plus d’un mois. C’est du sur mesure.

C’est rassurant dans un premier temps mais ça se transforme rapidement en torture, surtout si vous devez reprendre le boulot rapidement.

On appelle ça la méthode berlinoise.

Cette méthode est censée permettre une adaptation sans pression que ce soit pour l’enfant ou les parents. Elle se déroule en 4 étapes:

– La phase fondamentale

– La tentative de séparation

– La phase de stabilisation

– La phase finale

La phase fondamentale dure au moins 3 jours. La mère ou le père (bon on va dire que c’est la mere qui s’y colle, çela me facilitera la rédaction de la suite de l’article) reste avec l’enfant dans la crèche mais dans une posture passive. L’enfant commence à prendre ses marques doucement mais a toujours son papa ou sa maman sous la main s’il a besoin de se “réfugier”.

À partir du quatrième jour, on tente de petites séparations. La mère va sortir 5 minutes de la section puis 10 minutes le lendemain, 15 minutes le surlendemain…et ainsi de suite…Interminable, c’est bien le mot! Bien sur, on adapte les durées de séparation en fonction du comportement de l’enfant. Ça peut aller plus vite…mais ça peut aussi être plus long.

On entre ensuite dans la phase de stabilisation où l’enfant va rester de plus en plus longtemps avec son référent. Petit à petit, il va s’adapter au rythme de la crèche. Lorsque les séparations se passent bien, il va chaque jour ajouter une nouvelle étape dans le programme de la journée. Manger avec les autres, puis faire la sieste sur place, y prendre le goûter.

Lors de la phase finale aka la fin de l’adaptation, l’enfant est censé considérer son référent comme une personne de confiance, quelqu’un qui l’écoutera et le consolera si besoin. Une fois l’adaptation terminée, les besoins de l’enfant restent la priorité. Les échanges avec les parents sont primordiaux et indispensables afin qu’un travail d’équipe soit mis en place auprès de l’enfant.

Ce que j’en pense…

Sur le papier, cela semble être le système idéal pour la rentrée en collectivité de votre enfant. En théorie, ce n’est pas toujours parfait, surtout du coté des parents.

C’est vrai que c’est rassurant de pouvoir être sur place avec son enfant lors de ses premiers jours en crèche, d’observer le rythme, de pouvoir repérer les terreurs du bac à sable…Mais selon moi, la seconde phase est trop longue, parfois même contre productive. En effet, si vous sortez 5/10 minutes de la pièce où se trouve votre enfant et que vous revenez alors que tout va bien, il risque de ne pas vraiment comprendre ce qu’il se passe.

Le problème c’est que c’est le même système pour les enfants qui rentrent au Kindergarten (l’équivalent de l’école maternelle). L’entrée à l’école en France peut être violente pour les enfants et les parents, c’est vrai. Mais imaginez UN MOIS d’adaptation à faire avec votre marmot lors de son entrée en maternelle! UN MOIS, c’est énorme!!

Avec Mister A, il y a eu de nombreuses fois où il aurait mieux fallu que je ne sois pas là. Exemple…Lorsque tout va bien, qu’il se dirige tout sourire vers la cantine accompagné de ses camarades et que tout à coup, il me voit, tapis dans l’ombre…Grosse crise de pleurs évidemment, pourquoi irait il manger avec des gens qu’il ne connaît pas trop alors que je suis là.

Vous voyez ce que je veux dire…

D’autant que pour nous, un autre problème s’est posé. Celui de la langue. Mister A jongle assez bien avec l’allemand et le français. Il sait aujourd’hui qu’avec moi, on parle français et qu’au Kindergarten, on parle allemand. Sauf qu’au début, il était assez confus car ce n’est pas simple de s’adresser à maman et à l’erzieher (c’est comme ça qu’on appelle les personnes qui bossent en Kindergarten, un peu comme des éducateurs spécialisés car ce n’est pas l’école) en même temps lorsqu’elles ne parlent pas la même langue.

J’avais, en plus, Little A avec moi donc pas simple pour le grand de jouer avec les autres enfants alors qu’il me voit jouer avec son petit frère

Et puis, égoïstement, je trouve cette méthode d’adaptation épuisante pour les parents (surtout lorsqu’on a un plus petit dans les pattes) Il est probable que je me plaindrai aussi d’une adaptation de seulement 3 jours car je suis chiante mais UN MOIS quoi!

Je me demande comment font les parents qui bossent tous les deux pour se permettre un mois de congès?

Ça ne vous semble pas énorme? Vous aviez déjà entendu parler de cette méthode?

Motherhood

Allaitement long, mon expèrience

27 novembre 2017

Je n’aurais jamais imaginé allaiter mon fils aussi longtemps. Il vient d’avoir 15 mois et je ne pensais pas être capable de produire du lait aussi longtemps.

Je ne pensais dejà pas atteindre les 3 mois alors autant vous dire que 15 mois, c’était inespéré.

Depuis le début, cet allaitement est d’une facilité déconcertante. Comme si c’était quelque chose qui faisait partie de moi et qui était naturel. Pourtant, je me souviens très bien du fiasco qu’a été mon premier allaitement. Mais aujourd’hui, je sais exactement pourquoi ça s’est mal passé. La prématurité, des suites de couches difficiles et un accompagnement médiocre tout simplement.

Cet allaitement m’a pas mal changé. Je ne parle pas de la forme de mes nichons hein! Étrangement, il m’a aidé à me réapproprier mon corps. Moins de pudeur et plus de confiance en moi.

Pour mon aîné, je clamais haut et fort que donner le biberon c’était comme donner le sein, que le plus important c’était de faire ce qui nous semblait le plus confortable.

Aujourd’hui, je pense toujours qu’il est essentiel de choisir ce qui nous met le plus à l’aise mais j’ai du mal à comprendre qu’on n’essaye pas. Même quelques jours/semaines. Attention, je ne dis pas ça pour faire culpabiliser les mamans qui ont choisi de donner le biberon. Ce n’est absolument pas l’objectif. Certes, je pense que le lait maternel est ce qu’il y a de mieux pour un bébé mais le lait en poudre est aussi très complet, alors pas d’inquiétude.

Non, je souhaite simplement encourager les futures mamans à tenter l’allaitement car c’est tellement magique cette fusion qui s’installe entre notre petit et nous.  Ça peut clairement être épuisant parfois mais quelle satisfaction que de nourrir son enfant avec son propre lait. Les moments de tendresse et d’échange, ses sourires lorsqu’il tète…

Seulement voilà, je commence à doucement ressentir une certaine pression quand à l’arrêt de cette aventure. Et je me sens tirailler face à cette décision.

Il se trouve que j’ai toujours dit que je ne voulais pas allaiter un enfant qui marche ou encore pire, qui parle car ça me mettais mal à l’aise. Il était hors de question que mon enfant traverse la pièce et vienne soulever mon tee shirt en disant ” téter, téter…”

On en dit des conneries parfois…

Little A marche depuis ses 8 mois et demi, me grimpe dessus et me déshabille pour trouver un nichon. Et depuis quelques semaines, il vient me voir et me dit “Tetou” lorsque qu’il veut le sein… Tout ce qui me rebutait, il y a encore 1 an.

Bien sur que je pense à le sevrer mais il exprime une telle satisfaction lorsque je l’allaite que j’ai du mal à me dire que je vais tout arrêter.

Il n’en a plus besoin. Lorsque je ne suis pas là, il s’endort sans, passe toute sa journée sans et s’en passe très bien. Il va entrer en crèche en janvier et l’allaitement ne sera pas un frein à sa bonne adaptation. Quand je suis là par contre, il réclame régulièrement et je sens que ça lui fait du bien. C’est son petit plaisir.

Je sais très bien qu’on est sur la fin de cette aventure mais pourtant cette fin ne se concrétise pas. Mon entourage réagit toujours de la même façon lorsqu’il voit Little A au sein

“IL TÈTE ENCORE!!! TU TROUVES PAS QU’IL EST UN PEU VIEUX POUR ÇA?” 

Non, je ne le trouve pas trop vieux. D’autant qu’il ne veut ni tétine ni biberon donc on fait ce qu’on peut…Mais je sais que je vais devoir clore cette histoire bientôt. Je le ferai quand je serai prête. Les commentaires autour de moi ne m’atteignent pas plus que ça. Bizarrement, ils viennent principalement de ma famille (française) et pas de celle de mon Allemand. Ça me permet de me rendre compte que la mentalité française face à l’allaitement n’a pas tant que ça évolué …Dommage…

Alors voilà…faut-il que je provoque ce sevrage? Faut il que je laisse faire les choses? Est ce que c’est moi qui inconsciemment frêne ce moment?

Je ne sais pas trop où j’en suis, quoi faire…Des conseils?!

Motherhood

Quand matin rime avec marathon

20 novembre 2017

Le matin, j’ai une heure pour nous préparer tous les trois.

Top chrono !

6h30…Je suis souvent réveillée avant mes fistons puisqu’ils ont détraqué mon sommeil et que je n’arrive plus à me réveiller tard. Dans les bons jours, je me lève , je chope mes affaires que j’ai préparé la veille et je file directement sous la douche. J’ai le temps de boire un thé et de me préparer avant d’entendre les premiers bruits de petits pas dans le couloir vers 7h15. Le matin idéal…

Les moins bons jours, ils vont se réveiller dès que je vais mettre un pied par terre car ils nous auront envahi dans la nuit et que notre lit grince. Il m’arrive donc d’être réveillée, de tenter de sortir du lit mais dès qu’ils commencent à bouger, j’abandonne l’idée d’une douche tranquille et je reste immobile pour grapiller des minutes de calme.

Je pense à tout ce que j’aurai pu faire pendant cette demi heure toute seule. Pipi par exemple.

Puis, ils se réveillent. Bien entendu, ils se réveillent en même temps hein, c’est plus simple pour les câlins du matin. Ben oui, comme ça ils peuvent commencer à crier et se battre dès le réveil. C’est à celui qui éjectera le plus vite l’autre des bras de maman.

Ces matins là, soit 70% du temps, je vais donc commencer ma journée par la tournée de câlins et de changement de couches obligatoire.

Pour gagner du temps, je les habille directement après les avoir changé. Je prépare la plupart du temps leurs vêtements la veille et quand j’oublie, je comprends ma douleur. Je dois me plonger dans la commode ou le linge propre, les yeux encore collés, pendant que deux petits cul nus se courent après dans le salon. Donc en général, JE N’OUBLE PAS!

Je me fais un thé et les installe à table pour un atelier patouille qu’ils prennent leur petit déj’. Pendant qu’ils mangent, je fais des allers retours dans la salle de bain pour me préparer un minimum. (Brossage de dents, de cheveux, anticerne et mascara)Je prendrai une douche plus tard dans la journée…si j’ai le temps. En général, Little A ne veut pas rester à table, traîne dans mes pattes et joue avec la cuvette des toilettes.

Voilà pourquoi j’apprécie tellement les jours où je peux me réveiller et me préparer seule. Ça me permet de m’installer à table avec eux pour manger un bout et superviser de plus près ce joli petit monde. Autrement, je n’ai pas le temps de manger le matin.  Je petit déjeune à mon retour du Kinder Garten vers 9h.

Ensuite, vient l’étape brossage de dents, débarbouillage, crème hydratante et l’épreuve ultime du coiffage. Après les avoir pourchassé 5 minutes avec la brosse dans une main et la crème dans l’autre au beau milieu de “Noooon! Pas ça” ou de “Au secours! Pas la crème“, nous sommes enfin prêt à partir.

Enfin, presque…Il faut juste que je change le t-shirt de Little A qui a mis son bras dans le pichet d’eau sur la table.

Sauf qu’il faut encore mettre chaussures et manteaux et c’est la qu’on aime bien l’été. Nan parce qu’il faut compter au moins 7 minutes de plus par enfant en hiver qu’en été.

On opte donc pour les chaussures à scratch, les écharpes tubes et les fermetures éclairs, toujours dans un souci de gain de temps. Mais une fois sur quatre, je réalise devant le Kinder Garten, qu’il manque un bonnet ou une écharpe…#laloose

Avant de partir, je fais un dernier petit tour dans le salon pour voir si je n’ai rien oublié (mes clefs ou mon téléphone par exemple). Généralement, j’aperçois mon thé presque froid, je prends une gorgée.

J’admire une dernière fois l’état apocalyptique de mon séjour et je claque la porte d’entrée.

Il est 8h03 et j’ai l’impression d’être réveillée depuis plus de 6h!

C’est plus zen chez vous le matin?! Quelles sont vos astuces pour rendre ce marathon un peu moins éreintant?

 

 

%d blogueurs aiment cette page :