Famille

Ce que je pense de la méthode d’adaptation berlinoise en crèche / Kindergarten

30 novembre 2017

L’un des moments les plus difficiles pour une maman est celui de laisser son tout petit pour la première fois à la crèche.

Pour ma part, je n’attends que ça !!Oh ça va si on peut plus rigoler.

Bon plus sérieusement, oui j’ai hâte que Little A entre en crèche mais je sais que le jour venu, je ferai beaucoup moins ma maligne.  Globalement, je ne m’inquiète pas trop quant à sa “rentrée” mais je pense que c’est du à l’interminable adaptation par laquelle on va devoir passer.

Car OUI, en Allemagne l’adaptation c’est au moins deux semaines mais il est très courant qu’elle atteigne plus d’un mois. C’est du sur mesure.

C’est rassurant dans un premier temps mais ça se transforme rapidement en torture, surtout si vous devez reprendre le boulot rapidement.

On appelle ça la méthode berlinoise.

Cette méthode est censée permettre une adaptation sans pression que ce soit pour l’enfant ou les parents. Elle se déroule en 4 étapes:

– La phase fondamentale

– La tentative de séparation

– La phase de stabilisation

– La phase finale

La phase fondamentale dure au moins 3 jours. La mère ou le père (bon on va dire que c’est la mere qui s’y colle, çela me facilitera la rédaction de la suite de l’article) reste avec l’enfant dans la crèche mais dans une posture passive. L’enfant commence à prendre ses marques doucement mais a toujours son papa ou sa maman sous la main s’il a besoin de se “réfugier”.

À partir du quatrième jour, on tente de petites séparations. La mère va sortir 5 minutes de la section puis 10 minutes le lendemain, 15 minutes le surlendemain…et ainsi de suite…Interminable, c’est bien le mot! Bien sur, on adapte les durées de séparation en fonction du comportement de l’enfant. Ça peut aller plus vite…mais ça peut aussi être plus long.

On entre ensuite dans la phase de stabilisation où l’enfant va rester de plus en plus longtemps avec son référent. Petit à petit, il va s’adapter au rythme de la crèche. Lorsque les séparations se passent bien, il va chaque jour ajouter une nouvelle étape dans le programme de la journée. Manger avec les autres, puis faire la sieste sur place, y prendre le goûter.

Lors de la phase finale aka la fin de l’adaptation, l’enfant est censé considérer son référent comme une personne de confiance, quelqu’un qui l’écoutera et le consolera si besoin. Une fois l’adaptation terminée, les besoins de l’enfant restent la priorité. Les échanges avec les parents sont primordiaux et indispensables afin qu’un travail d’équipe soit mis en place auprès de l’enfant.

Ce que j’en pense…

Sur le papier, cela semble être le système idéal pour la rentrée en collectivité de votre enfant. En théorie, ce n’est pas toujours parfait, surtout du coté des parents.

C’est vrai que c’est rassurant de pouvoir être sur place avec son enfant lors de ses premiers jours en crèche, d’observer le rythme, de pouvoir repérer les terreurs du bac à sable…Mais selon moi, la seconde phase est trop longue, parfois même contre productive. En effet, si vous sortez 5/10 minutes de la pièce où se trouve votre enfant et que vous revenez alors que tout va bien, il risque de ne pas vraiment comprendre ce qu’il se passe.

Le problème c’est que c’est le même système pour les enfants qui rentrent au Kindergarten (l’équivalent de l’école maternelle). L’entrée à l’école en France peut être violente pour les enfants et les parents, c’est vrai. Mais imaginez UN MOIS d’adaptation à faire avec votre marmot lors de son entrée en maternelle! UN MOIS, c’est énorme!!

Avec Mister A, il y a eu de nombreuses fois où il aurait mieux fallu que je ne sois pas là. Exemple…Lorsque tout va bien, qu’il se dirige tout sourire vers la cantine accompagné de ses camarades et que tout à coup, il me voit, tapis dans l’ombre…Grosse crise de pleurs évidemment, pourquoi irait il manger avec des gens qu’il ne connaît pas trop alors que je suis là.

Vous voyez ce que je veux dire…

D’autant que pour nous, un autre problème s’est posé. Celui de la langue. Mister A jongle assez bien avec l’allemand et le français. Il sait aujourd’hui qu’avec moi, on parle français et qu’au Kindergarten, on parle allemand. Sauf qu’au début, il était assez confus car ce n’est pas simple de s’adresser à maman et à l’erzieher (c’est comme ça qu’on appelle les personnes qui bossent en Kindergarten, un peu comme des éducateurs spécialisés car ce n’est pas l’école) en même temps lorsqu’elles ne parlent pas la même langue.

J’avais, en plus, Little A avec moi donc pas simple pour le grand de jouer avec les autres enfants alors qu’il me voit jouer avec son petit frère

Et puis, égoïstement, je trouve cette méthode d’adaptation épuisante pour les parents (surtout lorsqu’on a un plus petit dans les pattes) Il est probable que je me plaindrai aussi d’une adaptation de seulement 3 jours car je suis chiante mais UN MOIS quoi!

Je me demande comment font les parents qui bossent tous les deux pour se permettre un mois de congès?

Ça ne vous semble pas énorme? Vous aviez déjà entendu parler de cette méthode?

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2 Comments

  • Reply Nacera Yah 30 novembre 2017 at 7 h 38 min

    Ce n’est pas toujours simple l’adaptation, plus pour les parents que pour les enfants finalement.

  • Reply Mam'Weena 30 novembre 2017 at 19 h 55 min

    J’avoue, un mois, c’est super long !
    Ici, on a pris une à deux semaines pour la nounou. Pour l’école, c’est un peu différent, comme il est parmi les plus jeunes et que je travaille à la maison, il n’y va que le matin (et 4 jours par semaine e prévision du planning de l’an prochain). Il commencera les après-midi, en janvier, à raison de 2 par semaine, on y va vraiment par étape.
    Et je verrai comment on fera pour LutinCoquin qui sera un peu plus vieux pour sa rentrée à lui, sauf si il rentre en TPS en janvier 2019

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