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Mood

À mon oncle…

26 octobre 2015
tonton

Oui, c’est bien moi !

 Vous connaissez le cliché de l’oncle baroudeur/voyageur que l’on trouve dans certaines familles. Et bien moi, j’en ai eu un.

Mon oncle a vécu en Inde, en Thaïlande, au Brésil. Il était marié à une mannequin brésilienne mais vivait à Londres avec une prof d’anglais et travaillait sur le marché de Camden. Oui, un peu WTF !

Cet oncle m’envoyait lui acheter des bières sur le petit marché de Naxos où il vendait ses bijoux, en Grèce. Je pouvais garder la monnaie pour m’acheter des Toblerones si je ne répétais pas à ma mère pour les bières.

Cet oncle complice à qui tu racontes toutes tes premières petites conneries et beuveries pendant qu’il fume son pétard toujours avec sa bière.

Cet oncle qui me disait qu’il avait choisi de prendre sa retraite à 20 ans et de commencer à travailler sérieusement à 45.

Il disait qu’avec la vie qu’il avait eu (dans le sens ou il avait vraiment bien profité),  il était content d’avoir pris sa retraite  pendant qu’il était jeune parce qu’il était sur de ne pas vivre vieux.

” Marine, tu te tues au travail toute ta vie en attendant la retraite et BAM !! Une crise cardiaque, un cancer, …mieux vaut en profiter avant !”

Il avait raison…

Depuis petite, je me prépare psychologiquement à surmonter la mort de ma grand mère, de ma mère…( étrange, je te l’accorde)Mais il était ce genre de personne que l’on imagine pas mourir car on ne l’envisage pas. Il a toujours été là, il est là et il le sera toujours. Comme s’il était éternel…

On a appris ton cancer en novembre.

Tu es mort le 8 mars.

Je suis tombée enceinte le 24 Avril…

Si seulement tu avais pu connaître Mister A… Je suis sûre que tu aurais été un grand oncle formidable.

Je voulais simplement te rendre hommage en publiant le texte que Louise ( ma petite soeur) t’as écrit le jour où on a appris ton départ.

Aujourd’hui t’es parti sans bagages pour un dernier voyage, celui la sera plus long que les autres. On va pas avoir de nouvelles de toi pendant un baille. J’aurais tellement préféré que tu files ton billet à quelqu’un d’autre, à n’importe qui d’autre. J’aurais tellement préféré que tu restes avec nous, pouvoir te serrer dans mes bras, te parler, te regarder. Te dire que je t’aime. J’ai jamais réussi à te le dire de vive voix. C’est pas toujours facile d’aligner trois mots parfois, surtout ceux-là. Mais je t’aime, ça a toujours été le cas et ça le sera toujours. Parce que t’es quelqu’un d’exceptionnel, quelqu’un de génial, quelqu’un d’attachant, quelqu’un de bien, et parce que t’es unique tout simplement. Alors il me reste plus qu’à te souhaiter un bon voyage, te dire qu’ici tout le monde pense à toi et qu’on est pas prêts de t’oublier.

Je t’aime mon vagabond d’Oncle.

tonton

Parce qu’il n’y a pas un jour ou je n’y pense pas.

Parce que je veux qu’on continue à parler de toi.

Parce que je ne crois pas en dieu, même si ça aiderait parfois.

Et puisque peu importe où tu es, je sais que c’est la fiesta.

<3

Mood

Le fil rouge de ma vie

18 juin 2015

J’adore voir mon fils et son père jouer ensemble, se regarder, échanger des sourires, imaginer comment leur relation va évoluer au fil des années…

Depuis que Mister A est là, je me pose des questions que je ne me posais pas avant et notamment à propos de mon père, son grand père.

Je ne le connais pas. Il est parti à ma naissance, n’a pas assumé toussa toussa, mais je ne lui en ai jamais voulu. J’ai grandi dans une famille pleine d’amour et mon enfance a été “parfaite”. Je le comprenais presque d’être parti et préférais être seule et heureuse avec ma Maman que d’être avec ma Maman et un papa malheureux.

À mon adolescence, ça m’a un peu titillé. Par curiosité et pour savoir d’ou je venais, j’ai entamé une procédure de reconnaissance de paternité qui a abouti au niveau juridique mais pas du tout au niveau sentimental puisqu’il vit à la réunion et refuse  toujours d’entendre parler de moi. Soit…ma vie ne s’est franchement pas arrêtée à cause de lui.

Je ne le connais pas, j’ai grandi sans lui, je me suis construite sans lui, je peux très bien vivre sans lui. c’est pas ce que dirait le psy.

Mais récemment, je me suis surprise à y penser de plus en plus. La naissance de Mister A y est sans doute pour quelque chose. Je me demande si sa décision de me zapper de sa vie changerait s’il savait qu’il était grand père…?

Certainement que non…

Non, il ne changerait pas d’avis mais la différence c’est qu’aujourd’hui, j’y pense alors qu’auparavant cela me traversait l’esprit une fois tous les 5 ans. Aujourd’hui, cela me met même presque en colère de penser à cet homme dont je ne connais pas l’histoire, qui a choisi de faire une croix sur son enfant toute sa vie et qui continue avec son petit fils. Avant, je comprenais ou j’ignorais et ça ne me touchait pas autant.

Evidemment, Mister A a des grands pères de substitution et je lui expliquerai mon histoire quand il sera en âge de comprendre.

Elle est tellement banale cette histoire

 

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