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Famille

Chacun cherche son père. Moi je l’ai enfin trouvé.

28 juin 2018

Jamais Ô grand jamais, j’aurais pu imaginer écrire ça il y a un an. Tout simplement parce que j’aurais jamais imaginé que tout cela puisse m’arriver un jour.

Il s’agira certainement du billet le plus perso jamais écrit ici (quoi que, le récit d’un accouchement c’est quand même pas mal dans le genre perso) mais j’arrive toujours pas à réaliser ce qui m’arrive.

Je pense commencer à épuiser mon entourage et surtout j’ai l’impression de ne pas vraiment pouvoir exprimer tout ce que je ressens vis à vis de toute cette histoire. Peut être que quelqu’un qui serait passé par là pourrait vraiment me comprendre. Mais c’est tellement rare et exceptionnel que j’ai bien peur que vous soyez trop peu à avoir vécu cela.

Il y a quelques années j’écrivais cet article, lisez le, vous comprendrez déjà mieux ce qui va suivre…

 Je terminais cet article par:

“Elle est tellement banale cette histoire”

J’avais tord. J’ai l’impression de vivre un conte de fée depuis presque un an. Depuis ce jour de septembre où j’ai enfin reçu un mail de mon père.

Un. Puis deux. Puis 3. Puis 10. Puis 20. Puis 50…

Puis plusieurs rencontres à Paris et un séjour à La Réunion plus tard…

J’ai enfin rencontré et retrouvé mon père.

Ça c’est déjà magique pour quelqu’un à qui s’est questionné pendant 30 ans. Mais en plus de tout ça, c’est un homme formidable qui à l’air de faire tout pour rendre son entourage heureux. J’ai aussi pu découvrir sa famille, une belle maman divine et une autre petite soeur à croquer.

Depuis quelques mois, je suis sur un nuage, je me sens bien, apaisée comme si un noeud venait de se défaire. Comme si à partir d’aujourd’hui, j’étais au complet, que mon histoire devait désormais s’écrire paisiblement sans plus rien chercher à comprendre du passé.

Pour plusieurs raisons, je me sens terriblement chanceuse.

D’abord parce que j’ai des parents exceptionnels. Une maman solide comme un roc et un père (que j’apprends toujours à connaître même si j’ai étrangement la sensation de le connaître depuis toujours*) qui est sain, bienveillant et qui m’apporte déjà une certaine impression de sécurité.

Mais aussi parce que j’arrive normalement à un âge où l’on a plutôt tendance à perdre des proches plutôt que d’en gagner.

Je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter autant de bonheur récemment mais je peux vous dire que je savoure chaque minute, chaque seconde. On pourrait croire que je m’emballe, que je ne me protège pas, que je fonce sans réfléchir mais non. J’aime déjà beaucoup cette nouvelle famille et je n’ai absolument pas l’impression de devoir me méfier. Au contraire, il faut que j’en profite au maximum pour rattraper le temps perdu.

Plus aucune excuse pour ne pas être heureuse. Et je le suis de toute façon.

Je pourrai parler de ça pendant des heures. Très souvent, j’envoie à mes copines sur Whatsapp des messages du style: “Putain, j’ai un père les meufs” c’est bête mais putain j’ai un père les gars !! Qui aurait pu y croire?!

Finalement, si toi aussi tu recherches ton père, ta mère ou quelqu’un de très proche qui t’as manqué plus jeune. Continue, cherche, remue ciel et terre!

Je ne te garantis pas que tu auras autant de chance que moi même si je te le souhaite mais je pense que quand c’est encore possible, alors il faut tout faire pour retrouver ses racines, ses origines. Savoir d’où l’on vient et que le puzzle de sa vie soit assemblé jusqu’a la dernière pièce.

Évidemment, Big Up à ma mère qui a quand même fait tout le boulot jusqu’à mes 30 ans et qui accepte sans broncher mon enthousiasme par rapport à tout ça depuis des mois <3

Mais ça y’est, j’ai un père!

*Qui peut m’expliquer ça! Comment se fait-il que j’ai autant de choses en commun avec mon père alors qu’on se connait depuis peu?!!

Famille

Quand le calme revient enfin chez soi

8 mai 2018

Un titre pas très pro et à rallonge mais qui annonce quand même bien la couleur n’est ce pas ?

Pendant 3 ans, j’ai vécu au rythme de mes enfants. Un tourbillon sans fin de cris, de pleurs, de câlins, de rires, de disputes, de tensions, de fierté, de désespoir, de questionnement… un melting pot d’émotions et de sentiments qui m’ont fait beaucoup grandir. Pour ne pas dire vieillir car en 3 ans, j’ai l’impression de m’être prise 10 ans dans la tronche.

Ces dernières années, on a vécu au jour le jour sans vraiment trop prévoir grand chose. On a planifié nos sorties et vacances en fonction de l’évolution et des progrès de nos enfants. Ne surtout pas sauter la sieste sous peine de le regretter très fort en fin d’après midi. Limiter les escapades. Anticiper le pire qui pourrait arriver dans chacune des situations.

Oui, ça fait un peu parents au bout du rouleau dit comme ça mais peut être que c’était le cas et qu’on ne s’est rendu compte de rien.

Il faut dire que Mister A nous en a fait voir et que jusqu’à ce qu’il parle enfin assez bien dans les deux langues pour exprimer ses frustrations, on a un peu vécu un “enfer”.

Entre guillemet, parce que c’était pas non plus le cauchemar (quoi que pendant ma deuxième grossesse…) et qu’il y a toujours pire mais un enfer à l’échelle de notre petite famille en construction…

Et puis, un matin du mois dernier, alors que j’étais seule avec mes garçons, je me suis mise à entendre quelque chose:

Le silence

Comme tous les parents, j’ai couru dans la chambre pour découvrir quel massacre ils étaient en train de préparer ou s’ils n’avaient pas tout simplement sauté par la fenêtre.

Et non!

C’était un silence qui ne cachait rien. Seulement deux frérots jouant à construire un garage avec des Duplo. Je suis restée plantée là, à les regarder et à savourer.

Je me suis donc mise à faire un petit état des lieux de notre quotidien depuis quelques jours. J’ai soudain réalisé qu’il était plus facile, moins inattendu et que le nombre de decibels qui traversaient notre appart était tout à fait honnête comparé à il y a quelques jours.

Je me suis donnée une semaine d’observation afin d’en être certaine mais j’ai fait ce constat très agréable:

Le calme est de retour et on a notre rythme de croisière tous ensemble. Comme s’il avait fallu tout ce temps pour que chacun s’adapte à sa place dans notre famille.

Il m’arrive encore d’avoir ces moments où ils me font monter en pression et où j’ai l’impression que je pourrais exploser d’une minute à l’autre. Je crie et je répare encore beaucoup de bêtises de plus en plus ingénieuses avec le temps. Récemment, ils ont réussi à faire glisser des petites voitures dans le trou de nos enceintes, impossible de les faire ressortir. Et le pire dans l’histoire, c’est la crise quand ils se sont rendus compte qu’ils ne pourraient plus les récupérer. C’est limite si c’était pas de ma faute quoi !

Et la dernière manie crispante de Mister A, c’est de se changer 10 fois par jour, en retournant sa commode (que je prends toujours soin de bien ranger) et celle de son frère. Car oui, il se change et amène une nouvelle tenue pour Little A à chaque fois. Ça m’énerve mais en même temps qui n’a jamais retourné une armoire/commode étant petit?

À côté de ça, les couchers ne durent plus une éternité. Les sorties se passent sans drame. Les trajets en voiture/avion sont devenus presque trop faciles (bon ok j’exagère un peu là).

J’ai l’impression d’avoir engendré des “partner in crime” 😉

Il fait bon vivre chez nous depuis quelques semaines et qu’est ce que ça fait du bien!

Comment ça va chez vous ?

Mood

Peut on regretter d’avoir fait des enfants?

2 novembre 2017

Vous allez vous dire que mes enfants ont du me pousser bien à bout pour en arriver à un titre pareil.

Rassurez vous, mes fistons vont très bien, je ne m’en suis pas encore débarrassée et je crains que de toutes façons, ça ne soit plus vraiment possible.

Je vous passe le chapitre de “je les aime de tout mon coeur, ils sont toute ma vie, je pourrai tout faire pour eux…patati et patata” car c’est une évidence.

Aujourd’hui, on va plutôt parler des jours ou on se surprend à moins les aimer pour des raisons parfois irrationnelles. Des jours, où même à seulement 3 ans, on se verrait bien l’envoyer en pension (la menace suprême quand je faisais des conneries petite), les brader sur le bon coin et on se demande même ce qui nous a pris de faire des enfants.

Et ouai, ça m’arrive…C’est furtif mais ça m’arrive.

Généralement, c’est pendant ou juste après une grosse colère ou un moment de stress. Vous voyez, entre 17 et 19h, lorsqu’aucun des deux n’a voulu faire de sieste et qu’ils font tout le contraire de ce que vous leur dite.  Un moment où je n’aurais pas su gérer mes émotions et les leurs. Donc une fois calmée, bonjour la culpabilité…

En même temps, je rêve de petits garçons calmes, tempérés et concentrés… comment leur demander d’être ce que moi même je n’arrive pas à être? Faudrait arrêter de rêver Simone… Mais ils ont cette manière de vous pomper toute votre énergie en 10 minutes, c’est impressionnant!

La première fois que j’ai eu ce sentiment, c’était quelques heures après la naissance de Mister A. On était en unité kangourou car il est arrivé un peu tôt et je le regardais en pleurant. Je me disais que j’avais fait une énorme bêtise, que je n’arriverai jamais à m’occuper correctement de mon fils et qu’il ne serait jamais heureux. Vive le babyblues!

Il m’arrive aussi, dans des moments plus calmes cette fois ci, de repenser à comment était ma vie avant, quand je ne devais m’occuper que de moi. Mais aussi à ce qu’elle serait si je n’avais pas mes merveilles.

Je repense à quand je pouvais prendre 3 douches par jour, dormir dans l’avion ou simplement dormir tout court. Cette époque où on sortait tous les deux en même temps sans se demander qui gardera les petits. Ou même, rentrer du boulot, enfiler un pyjama et regarder toute une saison d’une série d’affilé en mangeant des Curly et des tartines de Nutella.

Forcément, j’y pense parfois.

Mais ça ne veut pas dire que je regrette d’avoir eu des enfants. Ça signifie simplement que souffler un bon coup est parfois nécessaire afin de se rendre compte de la chance qu’on a et du bonheur qui est là, sous nos yeux. On a tous une petite part d’égoïsme en nous qui aimerait jaillir de nouveau et que l’on entre-aperçoit dès qu’on est frustré de ne pas pouvoir faire ce qu’on voudrait faire quand on avait prévu de le faire.

Ça fait beaucoup de “faire”, je te l’accorde!

Je m’autorise le droit d’être parfois fatigué(e), de flancher, de douter et d’être un petit peu nostalgique. Mais dans 15 ans quand ils n’auront presque plus besoin de nous, on sera certainement nostalgique de cette époque où ils étaient nos bébés, non?

Je me dis rarement que j’ai été folle de faire des enfants dans un monde pareil. On ne regarde pas les infos, on a pas la TV à la maison mais il suffit d’ouvrir son ordinateur ou d’allumer son téléphone pour recevoir toute la violence de l’actualité dans la tronche. Je suis plutôt de ceux qui pensent que nos enfants seront les hommes et les femmes de demain. Il faut donc s’atteler à leur inculquer les bonnes valeurs, le respect de la vie et l’altruisme tout en essayant nous même d’appliquer ces valeurs.

Donc non, quand la sombre idée de regretter d’avoir fait des enfants m’effleure, ce n’est pas parce que je trouve que notre planète est en déclin (même si c’est aussi le cas) c’est parce que je suis une grosse égoïste qui aimerait bien se la couler douce de temps en temps. Ce n’est que ça…rien de bien grave, vous l’avez compris.

Bien sur que non, Mister A n’ira pas en pension et Little A ne finira pas en vente sur Ebay. Je les garde jusqu’a ce que EUX veulent se débarrasser de moi !

Est ce que ça vous arrive à vous de regretter d’avoir fait des enfants? Soyez honnêtes!

Motherhood

Parfois, je m’énerverai bien…

10 octobre 2017

Être maman, c’est vivre dans un ascenseur émotionnel. Joie, fierté, amour mais aussi stress, peur et colère. Alors si vous ajoutez un peu de “fatigue” à tout ça, certaines situations peuvent carrément vous faire vriller.

Il y a des jours où vous pouvez tout encaisser sans problème et d’autres où vous ne supportez rien. Il faut dire que tout dépend de la manière dont a commencé votre journée.

Le matin, mon Allemand se lève TRÈS tôt. Son réveil sonne à 5:35 puis à 5:45, puis une dernière fois à 5:55. Ouai 3 fois, histoire que toute la baraque soit réveillée à 6h…Donc déjà, s’il les réveille alors qu’ils auraient pu dormir jusqu’à 7h15, ça m’énerve

Une fois que les enfants sont réveillés, j’ai 45 minutes pour câliner, nourrir, habiller et débarbouiller trois personnes ( Ba oui, eux + moi). S’il n’y a plus de lait, ça commence mal…Mais si les garçons ne coopèrent pas, qu’ils traînent, se plaignent et que du coup, on rate notre tram, ça aussi ça m’énerve

Mister A est donc au Kindergarten et Little A dort, c’est LE SEUL moment de la journée où je peux être tranquille et bosser un peu. Alors si Little A se réveille toutes les 5 minutes et ne se rendort que dans mes bras, ça m’énerve encore plus…

Mon Allemand rentre exactement à 16:00, tous les jours. S’il n’est pas rentré à 16:04, il risque de m’entendre râler. Oui, ça m’énerve

Le bain, c’est papa qui s’en occupe. C’est donc un laps de temps calme que j’apprécie avant de faire le dîner. Mais quand mon Allemand m’appelle toutes les 5 minutes, que j’entends que ça crie ou que ça pleure dans la salle de bain qui est transformée en piscine…ça à le don de m’énerver

Vous êtes en train de vous dire “Elle s’énerve pour rien celle là!” mais pas de panique! Ce n’est pas parce que quelque chose m’énerve que je m’énerve obligatoirement. Non, la plupart du temps “j’accueille” comme dirait ma mère 😉 J’inspire et j’expire, ça aide quelques fois! Je peux encaisser une sacrée dose d’énervement. Bien mieux qu’avant d’être maman.

Malheureusement, on n’est pas infaillible et on peut parfois craquer.

Chez moi, ça se traduit par des cris mais on a tous notre manière bien personnelle de péter un plomb. On a l’impression que là, tout de suite, maintenant, on ne peut plus rien supporter. Ce moment où tu préfères passer l’aspirateur pour ne plus les entendre brailler. Un tout petit instant où tu peux comprendre 5 secondes les parents qui secouent leurs enfants. Ils ont le don de vous pousser dans vos retranchements.

Parfois, je suis fatiguée d’être maman mais le sourire de mes enfants recharge mes batteries instantanément.

Et vous? C’est quoi votre manière à vous de péter les plombs?

Mood

Même pas peur, même pas mal!

17 juillet 2017

 Avant d’avoir des enfants tu regardes ceux des autres en te disant que les tiens ne seront pas comme ça et ne feront certainement pas ça…

Ma hantise c’était d’avoir un pignou, un enfant qui chouine pour un rien. Une chochotte quoi! Oui c’est pas très cool de parler d’un enfant comme ça mais tu vois ce que je veux dire. Le gamin capable de se cogner la tête sur un ballon en mousse et hurler à la mort pendant 3h…Avouez que c’est énervant!

Puis j’ai eu des enfants…et je n’ai pas de pignou. Du moins, pour l’instant car Little A a encore bien le temps de développer une personnalité et un caractère de chouineur et là je ferai moins ma maline.

même pas peur

Par contre, ce que je ne savais pas c’est que le contraire du pignou existe aussi et que ça peut très souvent être source d’inquiétudes. Pour ne pas dire d’angoisse…Et pour le coup, avec Mister A on a taper dans le mille. À croire qu’on a voulu me punir.“Ah oui?! tu ne veux pas d’un chouineur?! Et bien, on va te refiler une tête brûlée et tu te débrouilleras!”

Mister A n’a peur de rien. En fait, si. Il a peur de l’orage depuis peu mais sinon il fonce tête baissée, escalade, saute…(j’ai mis des points de suspension mais vous pouvez les remplacer par tous les verbes d’action qui font flipper n’importe quelle maman).

même pas mal

Il est tout a fait capable de traverser la route sans verifier qu’il n’y a pas de voiture, courir dans les escaliers en regardant ce qui se passe derrière lui ou même glisser ses doigts à l’intérieur d’un ventilateur…Son appréhension du danger me dépasse…Pourtant, il va très bien me dire “attention la voiture”, “attention ça pique” ou “attention c’est chaud” tout en frôlant dangereusement le four…

Le mot que je répète le plus tous les jours c’est  ATTENTION ainsi que sa variation DOUCEMENT.

Il se prend de sacrées gamelles et se relève comme si de rien était. Il est déjà tombé sur son nez chez sa nounou et il a si peu pleuré qu’elle ne s’est même pas rendue compte qu’en fait son nez était… fracturé. Il a ressemblé à Elephant Man pendant quelques jours et ça ne l’a pas perturbé plus que ça. Moi par contre…

même pas mal

Mon problème (si on peut appeler ça un problème) c’est que je n’arrive pas à savoir s’il n’a vraiment pas mal ou s’il veut nous faire croire qu’il n’a pas mal. Parce que les coins de portes qu’il se prend quand il court en marche arrière les yeux fermés, je ne peux pas croire qu’il ne sente rien.

Bon je n’ai aucun doute sur sa sensibilité à la douleur, je vois bien qu’il sent quand l’eau est froide ou chaude par exemple. Mais quand il se fait mal, il préfère sourire et passer à autre chose …et moi j’ai mal pour lui.

À vouloir un enfant qui ne pigne pas, je me retrouve avec un enfant qui ne pleure pas assez à mon goût. Un comble quand même…

Est ce que vous avez connu ça avec l’un de vos enfants? Ça passe en grandissant?

 

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